Les élections américaines, Part Three

Je crois qu’il s’est passé assez de temps depuis l’élection de Biden pour qu’on puisse faire le point sur le plan de Trump… et en profiter pour rappeler quelles situations majeures peuvent entraîner un état d’urgence.

Depuis qu’il a été élu, Biden a commencé les bases d’une politique qu’il ne peut pour le moment pas trop développer, puisque Trump refuse de lui donner les clés de la maison blanche.

Parmi les autres pays, les chefs de certains États comme la Corée du Nord et la Russie, qui sont soit des dictatures, soit des régimes autoritaires n’ont pas encore reconnu l’élection de Biden. Les partis extrémistes des démocraties non plus, d’ailleurs. C’est normal. L’élection de Biden va créer, au moins pendant deux ans, un schéma qui favorisera la politique extérieure des dictateurs, et leurs chefs d’État doivent commencer à discréditer Biden dès maintenant.

Et qu’est-ce qu’il attend, Trump ? Ben rien. Il ne tweete plus beaucoup mais il essaie de vous rappeler que c’est lui qui a gagné les élections. Et souvenez-vous qu’il vous a prévenu quand il a organisé une grande fête pour sa victoire. C’était exactement le message qu’il voulait faire passer, principalement parce qu’il ne peut pas s’en empêcher. Ce qui est typique depuis le début chez Trump, c’est que lorsqu’il a un plan, il prévient tout le monde à l’avance, puis il le met en action. Après, ça passe ou ça casse.

Et il a un plan de secours aussi, mais tout le monde a probablement deviné le plan de secours depuis qu’il a été élu… Enfin, “tout le monde,” pas forcément. Avec toute cette propagande qui tend à inciter les gens à “voter pour un dictateur dans le but de sortir de la dictature,” beaucoup ont tendance à oublier le moyens ultimes d’utiliser la constitution pour créer une véritable dictature…

Donc, Trump continue de présider comme avant. Il limoge son ministre de la défense pour en nommer un nouveau, prévoit sa politique budgétaire pour 2021 (comme Biden, d’ailleurs), tire des plans pour amender la Constitution afin de prolonger indéfiniment son futur mandat de 4 ans, et attend sa nomination en janvier, quand les procès auront porté leurs fruits, pour une transition en douceur entre Trump et Trump.

Alors, normalement on trouvera des fraudes, parce qu’il y a toujours des fraudes. C’est un peu désolant de le rappeler avec toute cette propagande, mais il y a eu des fraudes dans les deux camps, comme d’habitude. Des fraudes et des erreurs administratives aussi, ce qui n’arrange rien. Après, deviner à l’avance si ces fraudes seront en faveur de Trump ou de Biden, ça va être un peu compliqué. Heureusement qu’on n’aura pas à le faire, parce que le but d’un nouveau comptage, ce n’est pas de trouver des fraudes, c’est seulement d’obtenir un nouveau comptage. Pendant le nouveau comptage, tous les bulletins recomptés sont temporairement invalidés. Le but du jeu pour Trump, c’est que les bulletins qui le dérangent restent invalidés. Ça, j’en ai déjà parlé dans des articles précédents, donc je vous renvoie à ces articles pour plus de précisions.

On va plutôt parler du plan de secours, tant redouté depuis 4 ans, et pour ça, il suffit de lister tous les indices que Trump a laissé dans ses discours, comme son fameux “Stand ready, Proud Boys” qui a bien fait rigoler tout le monde dans les réseaux sociaux. Ready for what ? On sait pas trop, mais on peut supposer que si Trump essaie de rester président envers et contre tout, il n’aura pas le soutien de l’armée. Il lui faut donc trouver un moyen d’obtenir le soutien de l’armée… envers et contre tout. Pour obtenir le soutien de l’armée, il n’y a que deux moyens. Des troubles civils ou une guerre. Deux types de situation qui obligeront Trump à déclarer l’état d’urgence, ce qui lui permettra de rester président jusqu’à la résolution du problème (pour une période indéfinie, donc).

Aux États-Unis, depuis que Trump (grand pote de Poutine) est devenu président, les terroristes islamistes ont tendance à se tenir tranquille, donc pour obtenir des troubles civils, Trump va devoir compter sur les naz… heu… pardon, les suprémacistes blancs. Si les troubles sont assez importants (et normalement, ils le seront), Trump pourra déclarer l’état d’urgence, et embrayer sur une guerre civile contre les États qui ne veulent pas de lui. Une guerre civile qui n’aura plus qu’un lointain rapport avec ces fameux troubles civils, et qui va encore renforcer la position de Trump.

L’autre solution serait une guerre contre l’un des pays antagonistes aux États-Unis, mais il va être difficile de s’y prendre directement. Pour commencer, il vaut mieux que ce ne soit pas Trump qui déclare la guerre. Il faut qu’on l’y oblige. Politiquement, ce serait préférable. Trump ne va probablement pas entrer en conflit direct avec un pays majeur non plus. La situation idéale pour lui, ce serait un conflit d’intérêts qui mène à la guerre. Le meilleur moyen, et le plus positif au niveau de la communication, c’est que Trump ait une bonne raison de taper sur un pays mineur, de préférence un pays arabe, et finisse par entrer en conflit direct avec la Russie qui par coïncidence, soutient ce même pays. Et comme la Russie est l’ennemie jurée des américains depuis des décennies, politiquement, ça devrait passer.

Et vous savez quoi ?! Pour la suite, je vous donne rendez-vous dans un futur article de ce blog. Je veux bien vous donner des spoilers, mais faut pas exagérer.

Alors, je vous entends d’ici. “S’il croit vraiment que Trump va en arriver là, ou qu’on va même le laisser faire (au cas où il en arriverait là…), il est vraiment con.” Oui, moi peut-être. Mais lui, non. Et il n’est pas juste intelligent, il a des cojones aussi. Son problème majeur, c’est son narcissisme pathologique, mais l’avantage des narcissiques, c’est que tout le monde les sous-estime.

Et même si tous ses plans foirent, vous devriez peut-être penser à ce qui est arrivé aux États-Unis lors de nos prochaines élections, avant de voter pour un dictateur pour vous débarrasser de ce sentiment oppressant de vivre dans une dictature déguisée…

A propos Eric Peyron

Eric Peyron n'est un Expert en Rien. Après trois années de Fac dont deux redoublements, Peyron a commencé les petits boulots en intérim pour gagner un peu de blé. Heureusement, inconditionnel de comics en version originale (à cause de la censure et des traductions lamentables de la plupart des versions françaises de l'époque), Peyron est rapidement devenu traducteur d'anglais autodidacte pour des magazines informatiques des années 1990-2000, puis pour de nombreuses sociétés de traduction. Suite au refus par ces mêmes sociétés d'accepter une augmentation de ses tarifs en vingt ans, Peyron a fini par revenir à ses premiers boulots au SMIC, qui paradoxalement, vingt ans plus tard, rapportent plus que des traductions techniques… Actuellement, l'Expert en Tout fait donc de la mise en rayon, des inventaires et démonstrations en grande surface, monte et démonte des stands d'animation, donne des flyers aux passants dans la rue, distribue des prospectus dans vos boîtes aux lettres, et remplace des affiches dans les toilettes des bars et restaurants. De jour comme de nuit. Accessoirement, il est aussi auteur de BD en auto-édition, mais ça, vous le savez probablement déjà. Bref, Peyron est un type qui ne comprend absolument rien à rien, comme la plupart des imbéciles qui se baladent régulièrement sur les réseaux sociaux, mais ça va pas l'empêcher de donner son avis !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *