Réserve d’argent

Ça y est les mecs ! Mon Mac mini M1 est commandé ! Avec le câble et l’adaptateur qui me permettront de le brancher à mon vieil iMac 2012 afin de l’utiliser comme écran externe ! Alors évidemment, dès que je l’ai, je vais écrire quelques articles dessus, puisque je suis un inconditionnel d’Apple, et que dans ce blog, on peut parler de tout et n’importe quoi (j’envisage d’ailleurs un article sur la fondue trois fromages dès que j’aurai l’occasion de chercher une recette sympa), mais ce n’est pas l’objet du présent article. Le truc, c’est que pour acheter ce petit Mac que j’ai également gonflé à bloc pour avoir le moins de problèmes de mémoire possible (ça aussi, je vous expliquerai pourquoi. Les raisons sont ne sont pas si évidentes), j’ai été obligé de contracter un prêt.

Alors au niveau du prix, une fois le Mac mini configuré au max, j’en ai eu pour moins cher que si j’avais acheté le modèle précédent. 1000 euros moins cher. Ça veut dire que j’en ai eu pour 2000 euros au lieu de 3000 (j’arrondis les montants pour faire plus simple). Et les 2000 euros, ben je peux pas les sortir comme ça. Vous oui, probablement, mais pas moi. Alors tout d’abord, j’ai fait une simulation du prêt Sofinco proposé par Apple, puis j’ai choisi de contracter plutôt un prêt auprès de ma banque, moins cher et plus flexible. Pour cela, j’ai utilisé ce que la banque appelle une réserve d’argent, ce qui nous amène au sujet de cet article.

Le calcul de l’indice d’inflation étant de moins en moins adapté au coût réel de la vie, les banques ont prévu pour leurs clients cet espèce de prêt modernisé, pour leur permettre de maintenir leur niveau de vie en vivant littéralement au-dessus de leurs moyens. Le principe, c’est qu’en fonction de vos revenus, vous disposez d’une somme d’argent plafonnée que vous pouvez emprunter à tout moment sans avoir à le justifier ni à rencontrer un conseiller. Une fois cet emprunt validé sur le site de la banque ou par téléphone, les échéances tombent tous les mois, jusqu’au remboursement total du prêt.

Alors normalement, rembourser un prêt, ce n’est pas compliqué si vous avez bien évalué vos mensualités et vos revenus. Il existe même une pratique courante qui consiste à acheter un logement à crédit, le louer, rembourser le crédit avec les loyers dans un premier temps, puis en récolter les bénéfices une fois le prêt remboursé. Normalement, tout baigne.

Là où ça devient compliqué, c’est quand vous vous vous retrouvez tout à coup avec un revenu proche du zéro… et pas de loyers. En effet, en période d’état d’urgence sanitaire, l’État peut interdire aux propriétaires pendant une période donnée de réclamer des indemnités pour loyer impayé. En d’autres termes, si votre locataire n’a pas envie de payer son loyer pendant la période en question, tout ce que vous pouvez faire légalement, c’est reporter les paiements.

Et les banques étant ce qu’elles sont, la situation peut vite se détériorer : en période de confinement, vous n’avez plus de salaire ni de loyers ? Votre banque vous dira qu’en plus, vous n’aurez pas de report de vos échéances…

Lors du dernier confinement, certains clients ont donc été obligés d’emprunter pour payer leurs prêts, et ont commencé à comprendre comment s’amorce un surendettement.

Donc, si vous avez besoin d’une petite somme immédiatement, vous pouvez toujours procéder comme je l’ai fait. Le prix total sera toujours plus cher que si vous aviez épargné, mais c’est faisable. Pour les gros emprunts, en revanche, vérifiez bien votre situation avant de vous engager, parce que maintenant, avant d’évaluer un prêt, il faut également tenir compte de l’état d’urgence sanitaire…

A propos Eric Peyron

Eric Peyron n'est un Expert en Rien. Après trois années de Fac dont deux redoublements, Peyron a commencé les petits boulots en intérim pour gagner un peu de blé. Heureusement, inconditionnel de comics en version originale (à cause de la censure et des traductions lamentables de la plupart des versions françaises de l'époque), Peyron est rapidement devenu traducteur d'anglais autodidacte pour des magazines informatiques des années 1990-2000, puis pour de nombreuses sociétés de traduction. Suite au refus par ces mêmes sociétés d'accepter une augmentation de ses tarifs en vingt ans, Peyron a fini par revenir à ses premiers boulots au SMIC, qui paradoxalement, vingt ans plus tard, rapportent plus que des traductions techniques… Actuellement, l'Expert en Tout fait donc de la mise en rayon, des inventaires et démonstrations en grande surface, monte et démonte des stands d'animation, donne des flyers aux passants dans la rue, distribue des prospectus dans vos boîtes aux lettres, et remplace des affiches dans les toilettes des bars et restaurants. De jour comme de nuit. Accessoirement, il est aussi auteur de BD en auto-édition, mais ça, vous le savez probablement déjà. Bref, Peyron est un type qui ne comprend absolument rien à rien, comme la plupart des imbéciles qui se baladent régulièrement sur les réseaux sociaux, mais ça va pas l'empêcher de donner son avis !

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