Pendant ce temps, en Amérique…

Après mon post précédent, dont le titre aurait pu plonger tous les paranos dans Invasion Los Angeles, on va passer à un truc encore plus parano : les élections présidentielles américaines. Les votes anticipés ont déjà commencé, mais le plus gros des élections se déroulera demain, le 3 novembre.

Alors la démocratie américaine n’est pas comme la nôtre, chez eux on élit des grands électeurs, qui à leur tour élisent… Ah, et puis on s’en fout ! Rien à foutre ! Donald Trump l’a prévu depuis des mois, il va perdre les élections. On dirait une bonne nouvelle, mais il y a un twist. Et en plus, il est tellement narcissique qu’il essaie de nous révéler à demi-mots le twist final des élections depuis qu’il a compris comment il allait les gagner envers et contre tout. Et il pourrait presque nous expliquer son plan de A à Z, comme les méchants des comics et des films à deux balles qu’il semble admirer plus que tout, puisque de toutes façons, on risque bien de ne pas pouvoir l’arrêter. Alors, pour la circonstance, et parce qu’on est pratiquement à la veille des élections, je vais faire un copier-coller d’un paragraphe que j’ai rédigé dans un article sur Trump quelque part dans ce blog et je vais vous parler du plan.

Alors, c’est quoi le plan ? Le plan, c’est ça : Biden remporte les élections. Trump crie à la fraude électorale (il est d’ailleurs en train de préparer le terrain depuis quelques mois), et fait recompter les bulletins. Le but du jeu, c’est de faire traîner le comptage jusqu’en janvier, mois de l’investiture du nouveau président (le jour où on pourra sortir l’ancien à coup de lacrymogènes, comme disait l’autre). Au jour de l’investiture, tous les bulletins n’auront pas été recomptés par manque de temps, à cause d’infrastructures insuffisantes et pour un tas d’autres raisons toutes plus légitimes les unes que les autres. Il faudra donc demander à une autorité supérieure de régler le problème. Régler le problème, ça revient à déclarer l’arrêt du comptage des bulletins litigieux et les déclarer nuls, pour ne garder que les bulletins validés. Bref, en janvier, on va baser le résultat des élections sur un nouveau comptage des voix. Et vous pouvez parier que le nouveau résultat n’aura plus rien à voir avec le résultat des élections. Les deux autorités supérieures à même de régler ce genre de problème aux USA sont le Parlement (à majorité républicaine), et la Cour suprême (6 juges républicains pour 3 démocrates). Fin du plan. On en a encore pour 4 ans.

L’Amérique est donc la première démocratie dans laquelle l’efficacité du vote dépend de la situation… Dans ce cas précis, on pourrait légitimement se demander pourquoi un américain devrait voter si ça ne sert à rien, mais le seul moyen de contrer la plus grande escroquerie de l’histoire des USA, c’est justement de voter massivement pour Biden. Plus l’écart entre les voix de Biden et les voix de Trump sera important, plus il sera difficile pour Trump d’être réélu au deuxième comptage.

Voilà pour le plan. Vous pensez que c’est trop facile ? Peut-être. Mais peut-être que techniquement, quand on a nommé autant de juges en 4 ans, qu’on a une majorité de partisans au Parlement et à la Cour Suprême, et qu’on a assez de cojones pour être prêt à oser tout et n’importe quoi du moment que ça passe… peut-être que c’est réellement facile.

Je sais qu’à l’heure actuelle, pratiquement personne ne lit mes posts, mais pour les rares personnes qui me lisent, notez la date. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu.

A propos Eric Peyron

Eric Peyron n'est un Expert en Rien. Après trois années de Fac dont deux redoublements, Peyron a commencé les petits boulots en intérim pour gagner un peu de blé. Heureusement, inconditionnel de comics en version originale (à cause de la censure et des traductions lamentables de la plupart des versions françaises de l'époque), Peyron est rapidement devenu traducteur d'anglais autodidacte pour des magazines informatiques des années 1990-2000, puis pour de nombreuses sociétés de traduction. Suite au refus par ces mêmes sociétés d'accepter une augmentation de ses tarifs en vingt ans, Peyron a fini par revenir à ses premiers boulots au SMIC, qui paradoxalement, vingt ans plus tard, rapportent plus que des traductions techniques… Actuellement, l'Expert en Tout fait donc de la mise en rayon, des inventaires et démonstrations en grande surface, monte et démonte des stands d'animation, donne des flyers aux passants dans la rue, distribue des prospectus dans vos boîtes aux lettres, et remplace des affiches dans les toilettes des bars et restaurants. De jour comme de nuit. Accessoirement, il est aussi auteur de BD en auto-édition, mais ça, vous le savez probablement déjà. Bref, Peyron est un type qui ne comprend absolument rien à rien, comme la plupart des imbéciles qui se baladent régulièrement sur les réseaux sociaux, mais ça va pas l'empêcher de donner son avis !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.