Festivals et Pass sanitaire

Ces derniers temps, j’ai écris beaucoup moins d’articles parce que j’ai eu trop de boulot en semaine et que je suis allé à trois festivals à la suite ces derniers week-ends.

Suite aux résultats des ventes au festival de Naucelle, premier de mes festivals après l’instauration du Pass sanitaire, j’avais un peu peur, parce que leur nombre de clients avait été apparemment réduit de moitié. Je crois que les non vaccinés n’arrivaient pas à s’y mettre. Ils avaient envie de s’amuser, mais pas trop de se taper des tests, même juste antigéniques.

Et en octobre, j’ai repris les festivals en commençant par celui de Saint Etienne de Crossey, un tout nouveau festival de BD dont les organisateurs sont géniaux, avec une ambiance super sympa. Et ça s’est reflété sur les ventes : Pass sanitaire ou non, j’ai vendu plus que mon maximum, même si mon maximum correspond plutôt au minimum de la plupart de mes collègues (j’ai battu le record ! Yess !). Et ça a continué le week-end suivant avec la Bégude de Mazenc. Comme à Crossey, on s’est un peu inquiété le samedi, mais le dimanche nous a apporté des ventes très raisonnables.

Comme le masque, le test antigénique des non vaccinés commençait à entrer dans les mœurs, à devenir un peu traditionnel. Perso, je commençait à connaître toutes les infirmières qui bossait dans ma pharmacie de prédilection, on discutait casuellement, et c’était plutôt agréable. Un test antigénique, ça devenait un peu comme prendre un café et des croissants, on prenait l’habitude… tout ça…

Et puis le test est devenu payant.

Alors je me suis dit, bon… pour les loisirs ça ira, je me passerai de mes futurs Marvel au cinéma (les seuls films que j’allais encore voir à cause des prix des billets, qui étaient devenus trop chers largement avant la pandémie). Quant aux restaurants, ils commencent à devenir trop chers aussi de toute façon, donc ça me permettra de faire des économies. Pour le reste, pas de problème : toutes mes autres sorties se passent généralement chez moi. Je pars en vadrouille de la chambre au salon… Parfois, je m’aventure dans la cuisine… J’ai une vie plutôt sédentaire.

En revanche, les festivals, c’est du boulot, donc pour aller tenir mon stand au festival de Saint Gaudens, j’ai bien dû débourser mes 25 euros de Pass sanitaire. Et c’est pas remboursé par le festival, ça. C’est dans les frais. Et c’est un peu normal, quelque part. Se faire vacciner ou payer pour travailler, c’est un peu le message du gouvernement, donc c’est le jeu.

Ce que j’avais zappé, c’est que pour les clients, un festival, c’est un loisir aussi, au même titre que le restau et le cinéma… 25 euros pour aller en festival, c’est trop cher. Donc, on a pas eu trop de clients. Zéro ventes pour moi. Moins que mon minimum.

Bon, à mon avis, le gouvernement va lever le Pass sanitaire autour de novembre pour permettre à tout le monde de consommer pour Noël, en annonçant que le taux de positivité est assez bas pour qu’on puisse se le permettre (et c’est vrai que grâce à la campagne de vaccination, il est tombé beaucoup plus bas qu’attendu, même s’il commence lentement à remonter la pente), donc, ça devrait aller pour la fin de l’année.

Enfin j’espère, parce que si ça dure trop longtemps, quand tous les gens qui restaient chez eux vont découvrir les nouveaux prix de leurs loisirs, ça va leur faire un choc… Et ça va pas aider la consommation. La Sécu peut-être, mais pas la consommation.

Allez, je vais un peu me reposer (j’ai une semaine un peu plus tranquille) et travailler sur mes rééditions qui sont presque toutes terminées, et devraient être déployées dans quelques semaines. Je vous laisse avec une petite galerie Marvel, tiens !

A propos Eric Peyron

Eric Peyron n'est un Expert en Rien. Après trois années de Fac dont deux redoublements, Peyron a commencé les petits boulots en intérim pour gagner un peu de blé. Heureusement, inconditionnel de comics en version originale (à cause de la censure et des traductions lamentables de la plupart des versions françaises de l'époque), Peyron est rapidement devenu traducteur d'anglais autodidacte pour des magazines informatiques des années 1990-2000, puis pour de nombreuses sociétés de traduction. Suite au refus par ces mêmes sociétés d'accepter une augmentation de ses tarifs en vingt ans, Peyron a fini par revenir à ses premiers boulots au SMIC, qui paradoxalement, vingt ans plus tard, rapportent plus que des traductions techniques… Actuellement, l'Expert en Tout fait donc de la mise en rayon, des inventaires et démonstrations en grande surface, monte et démonte des stands d'animation, donne des flyers aux passants dans la rue, distribue des prospectus dans vos boîtes aux lettres, et remplace des affiches dans les toilettes des bars et restaurants. De jour comme de nuit. Accessoirement, il est aussi auteur de BD en auto-édition, mais ça, vous le savez probablement déjà. Bref, Peyron est un type qui ne comprend absolument rien à rien, comme la plupart des imbéciles qui se baladent régulièrement sur les réseaux sociaux, mais ça va pas l'empêcher de donner son avis !

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