Ce qu’il y a de bien avec les films à venir en 2025, c’est que leur succès est hyper-facile à prévoir : ils vont tous se planter… Du film que les rédacteurs de sites sur le cinéma attendent avec impatience parce qu’il sera sûrement très bien à celui qu’ils prévoient de descendre en flammes parce qu’il sera sûrement très nul, aucun ne va marcher. Aucun ne sera rentable par rapport à l’investissement initial.
Ils deviendront rentables uniquement quand leur sortie cinéma et leur sortie en streaming seront simultanées, pour une raison ésotérique et inconnue que personne n’arrive à comprendre parce que c’est sûrement très compliqué.
Partant de là, on peut carrément critiquer les films avant leur sortie. Ça marche pratiquement à tous les coups. Et puis de toute façon, l’un des gros problèmes des films actuels, tous supports confondus, c’est qu’il y en a trop, donc l’histoire sous-jacente n’est pas vraiment révélatrice.
Et vous ce soir, vous allez regarder quoi ? Le film d’horreur mettant en scène un héros qui a des problèmes familiaux à résoudre, et qui va finir par faire la paix avec ses vieux démons à la fin (malgré le monstre qui s’apprête à revenir dans les dernières secondes du film sans trop qu’on sache pourquoi). L’histoire de l’ancien braqueur qui est obligé de revenir aux affaires pour un dernier braquage à cause de ses problèmes familiaux ? L’histoire du mec qui ne veut pas s’énerver pour ne pas avoir de problèmes (légaux ou moraux, pas familiaux), se retrouve dans une situation super énervante malgré lui, et finalement s’énerve et se met à tout casser à la fin (je vous ai résumé à l’avance la série Daredevil sur Disney+. De rien) ? Le super-héros timide qui finit par enfin sortir avec sa copine de classe après avoir envoyé plein de gens à l’hôpital sous son identité secrète ? Le soldat/mercenaire désabusé qui redécouvre son idéalisme à cause d’une gamine toute innocente qu’il faut protéger (ici aussi, je vous ai résumé à l’avance la série Daredevil sur Disney+. De rien) ? Le héros du peuple qui rassemble tout le monde contre les gros riches qui oppriment ledit peuple en l’endormant avec… heu… alors ça dépend de l’époque. Dans l’ordre, on a la télévision, les jeux vidéo, les téléphones portables, les réseaux sociaux ou la réalité virtuelle. De mon temps, on s’abrutissait devant la télé et c’est pour ça qu’on écrivait de plus en plus mal et que le niveau scolaire baissait. De nos jours, c’est plutôt à cause des téléphones portables et des réseaux sociaux, mais dans un futur proche, ce sera à cause de la réalité virtuelle. Partons plutôt sur la réalité virtuelle pour ce genre de film, ça aura l’air plus moderne. Sinon, vous avez aussi l’histoire de la fille qui hésite entre le mec-à-marier et le voyou super excitant, et qui finit par choisir le mec-à-marier à la fin. J’ai presque envie de proposer une liste de thèmes d’histoires chiantes et formatées dans mon prochain livre 20 ans de galère, pour les scénaristes qui arrivent à percer dans le milieu et se retrouvent à créer des histoires de merde pour gagner leur vie comme des fonctionnaires du cinéma.
Bon allez, pour mes prochains posts, je vais probablement critiquer des films plusieurs mois avant leur sortie, avec l’assurance que j’aurai au moins 50% de réussite sur mes prévisions…
En attendant, je vous laisse avec mes productions qui ne bénéficient d’aucun budget publicité, donc qu’il est inutile d’acheter.