COVID et crise économique

Ah ben on dirait que j’ai pu transformer toutes les anciennes pages de mon site en articles de blog ! Ce blog commence enfin à ressembler à quelque chose, et je l’ai donc ajouté timidement à la liste de liens de mon compte Facebook. Au niveau des prévisions, il restait encore quelques paragraphes sur les compagnies aériennes, l’industrie automobile et le cinéma (auquel il faudra que je consacre un article entier à l’occasion). Elles datent de presque un an, et comme je ne suis pas trop inspiré ce matin, je les ai inclus à cet article, avec un commentaire pour chaque paragraphe. Ceux qui les avaient lues à l’époque pourront comparer les prévisions et la réalité.

En parlant de prévisions, j’ai presque envie de transformer ma page Je suis Charlie en article de blog pour pouvoir la dater, ce que j’avais prévu étant en train de se réaliser… Pour le reste, je suis tombé à peu près juste dans mes autres articles de blogs. Apparemment, personne n’a encore découvert que la propagation du virus n’est pas linéaire, ni conclut qu’il faudrait se donner les moyens de faire des statistiques dans tous les endroits ou l’on peut manger en groupe, au moins par curiosité… Peut-être parce que je me suis tout simplement trompé.

Les compagnies aériennes

Prévisions : Pas trente-six solutions pour les compagnies aériennes : pour espacer les clients, il faut supprimer la moitié des sièges, donc se retrouver en perte, et augmenter les prix. Les compagnies plus faibles vont donc commencer les licenciements massifs à cause des chutes parallèles de l’offre et de la demande avant de finir par fermer boutique, et les plus fortes vont se racheter entre elles.

Réalité : 100 milliards d’euros de perte mondiale en 2020 ! Tous les chiffres sont dans le rouge ! Les licenciements et les faillites qui vont suivre n’étaient pas compliqué à prévoir, mais c’est quand même impressionnant !

L’industrie automobile

Prévisions : Comme l’industrie informatique, l’industrie automobile a été la plus rapide à anticiper la crise et réagir, et a déjà commencé sa mutation. Toute la production va continuer de baisser, donc plusieurs départements seront consacrés à la fabrication de matériel pour les hôpitaux pendant le premier confinement. Les voitures électriques vont également faire place à un nouveau modèle de voiture plus adapté à la lutte contre la pollution : la voiture à pédales. Bon OK, je plaisantais… Si on peut plus rigoler…

Réalité : L’industrie automobile enregistre des pertes records cette année, et sa mutation se poursuit. Pendant le deuxième confinement, des constructeurs ont également investit dans des frigos, complètement indispensables pour le vaccin ARN.

L’industrie du cinéma

Prévisions : Pour les tournages, à terme, ça ira. On a déjà numérisé de nombreux acteurs sans trop le médiatiser, et les effets spéciaux 3D vont faire une avancée spectaculaire. Hollywood a pris un grand coup dans la gueule, mais s’en remettra. Attendez-vous à une mutation importante dans les domaines des effets spéciaux et de l’animation, à plus forte raison si plus personne ne peut s’embrasser ou se bagarrer.

Les salles de cinéma, en revanche, sont plus problématiques. En tant que client, on y sera certainement plus à l’aise (sauf quand on est obligé de porter un masque pendant le film), mais le manque à gagner sera trop important. Même si on aménage les salles et leur aération, il restera les files d’attente et les horaires des films à gérer. Supprimer plusieurs séances semble être la meilleure solution. Les petites salles vont commencer à fermer (mais il n’en restait de toutes façons plus beaucoup), et les entreprises les plus solides vont progressivement se racheter entre elles. Et les prix vont augmenter.

Concernant le salaire et le chômage des intermittents du spectacle, qui scandalisait tant de monde il n’y a pas si longtemps, je crois qu’on va bien rigoler dans quelques années… Je leur conseillerais de diversifier leurs activités dès maintenant, par acquis de conscience.

Réalité : Ah ben justement, le problème est d’actualité en ce moment. On ne parle pas trop des intermittents du spectacle, et les tournages ont repris avec des tests réguliers de tous les intervenants. On n’en est pas encore à cette mutation des effets spéciaux et de l’animation que je prévoyais plus haut, mais ce n’est pas exclu.

Quand au cinéma, la situation a l’air catastrophique. Les films commencent à s’empiler, et les cinémas ne savent pas trop quand les programmer, parce que le gouvernement ne sait pas trop quand ils va les autoriser à ouvrir… 

Comme les libraires (qui ferment leur gueule parce qu’ils ont eu ce qu’ils voulaient… bravo pour le soutien…), les cinémas demandent à rouvrir avec des arguments qui ne tiennent pas vraiment debout au vu de la conjoncture : les gens qui vont au cinéma sont là pour regarder le film, et ne se parlent pas entre eux (c’est faux), et toutes les conditions sanitaires sont respectées à la lettre. Alors pour le respect de ces conditions sanitaires pendant un film, il faut que les agents de sécurité filment la salle, constatent que certaines personnes enlèvent leurs masques ou font dépasser le nez, passent dans les rangs pour les obliger à porter le masque correctement, se disputent un peu avec les gens qui ont tout plein de droits et n’apprécient pas leurs manières, les fassent sortir le cas échéant, retournent devant leurs écrans, repassent dans la salle, etc. Personnellement, même quand les cinémas seront de nouveau ouverts, je n’y retournerai pas tout de suite…

Rage

Prévisions : Avant, pendant et après les cycles de confinement successifs, Rage continuera de n’avoir aucun succès pour une foule de raisons plus contradictoires les unes que les autres. En revanche, les scénarios du même auteur qui feront l’objet de BD publiées chez des éditeurs acceptables pour le public auront au moins un succès d’estime, quel que soit le dessinateur.

Réalité : Pour la première partie, je crois que j’ai tout juste. Pour la deuxième partie, en revanche, ben j’attends. Peut-être pour très longtemps. D’autant plus que j’ai arrêté d’envoyer des projets à des éditeurs. J’aurais bien aimé devenir auteur de BD quand j’avais 20 ans, mais à mon âge, je commence à m’en foutre un peu, et je me contente d’écrire des BD. Peut-être que je présenterai un projet si j’ai l’occasion de travailler avec un collègue dessinateur, mais je ne cours pas après, donc, on verra.

A propos Eric Peyron

Eric Peyron n'est un Expert en Rien. Après trois années de Fac dont deux redoublements, Peyron a commencé les petits boulots en intérim pour gagner un peu de blé. Heureusement, inconditionnel de comics en version originale (à cause de la censure et des traductions lamentables de la plupart des versions françaises de l'époque), Peyron est rapidement devenu traducteur d'anglais autodidacte pour des magazines informatiques des années 1990-2000, puis pour de nombreuses sociétés de traduction. Suite au refus par ces mêmes sociétés d'accepter une augmentation de ses tarifs en vingt ans, Peyron a fini par revenir à ses premiers boulots au SMIC, qui paradoxalement, vingt ans plus tard, rapportent plus que des traductions techniques… Actuellement, l'Expert en Tout fait donc de la mise en rayon, des inventaires et démonstrations en grande surface, monte et démonte des stands d'animation, donne des flyers aux passants dans la rue, distribue des prospectus dans vos boîtes aux lettres, et remplace des affiches dans les toilettes des bars et restaurants. De jour comme de nuit. Accessoirement, il est aussi auteur de BD en auto-édition, mais ça, vous le savez probablement déjà. Bref, Peyron est un type qui ne comprend absolument rien à rien, comme la plupart des imbéciles qui se baladent régulièrement sur les réseaux sociaux, mais ça va pas l'empêcher de donner son avis !

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