Wonder Woman, vaccins et propagande

Comme le disait si bien George Orwell dans 1984, Noël n’est devenue qu’une fête commerciale qui ne sert qu’à engraisser les petits commerçants et les grandes surfa… Ah merde ! Je me suis trompé d’année pour ma propagande pseudo-anti-capitaliste ! C’est dingue comme je suis distrait ! Après, j’ai une excuse : il y a pratiquement un an, les populistes à 2000 euros par mois se révoltaient contre le Grand Capital en balançant des briques dans les vitrines des commerces de proximité parce qu’ils n’arrivaient plus à économiser assez pour partir en vacances à la neige (je schématise, mais c’est quand même un peu l’impression que j’avais…). Cette année, les classes moyennes populistes, ce sont les commerçants de proximité, qui bénéficient souvent de revenus similaires, et se révoltent eux aussi contre le Grand Capital parce qu’il sentent la faillite arriver. Tout le monde est populiste, de nos jours…

De mon côté, je ressors encore d’une séance d’une dizaine de minutes sur mon mur Facebook… Alors cette fois, j’ai droit à une pluie d’opinions sur Wonder Woman, un film apparemment complètement foireux pour tous ceux qui l’ont vu, et qui par coïncidence se retrouve avec une actrice principale israélienne qui pourrait peut-être la fermer sur certains sujets… parce qu’à l’évidence, ça aiderait l’Opinion Générale à trouver le film bien… Personnellement, je n’avais pas trouvé le premier Wonder Woman si terrible, de toutes façons. Certaines scènes m’avaient un peu trop fait penser à Dragon Ball Z, et bon… casser la gueule au Dieu de la Guerre pour avoir la paix, ça me paraissait quand même un peu too much, par rapport au message du film… Mais comme le film avait été présenté à l’époque comme un film hautement féministe, l’Opinion Générale l’avait trouvé absolument génial… Bon naturellement, le deuxième Wonder Woman a quand même fait un carton parce que l’Opinion Générale n’a rien à voir avec la réalité, et le troisième volet a été annoncé dans la foulée. Comme ça, les intégristes et les nazis pourront continuer à cracher dessus, et les militantes féministes seront toutes contentes d’avoir un troisième film avec une femme au premier rôle. Un troisième film qu’aucun de ces membres actifs de l’Opinion Générale n’ira jamais voir pour ne pas se faire chier devant ce qu’ils considèrent comme des conneries pour geeks…

À ce sujet, j’attends avec impatience Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings de Marvel, et je peux vous dire là, maintenant (si si, je peux ! J’arrive à voir deux ou trois trucs à l’avance, quand même), je heu… où j’en étais…? Ah oui, je peux vous dire qu’à la sortie du film, l’Opinion Générale trouvera le film excellent, quel que soit le cas. Même sans l’avoir vu. D’ailleurs, on ne l’a toujours pas vu, mais je suis sûr que les articles de propagande chinoise sont déjà écrits, et prêts à être postés en masse aussi. C’est toujours utile de prendre un peu d’avance sur ses articles.

Et je suis également tombé sur des posts sur le vaccin. Alors comme je suis ami Facebook avec des américains et des français, j’ai eu les posts des américains qui sont majoritairement pour, ceux des français qui sont majoritairement contre, ceux des français que toute cette polémique fait bien marrer mais qui ne disent pas s’ils le feront ou non (bizarrement). Pas trop de français qui sont pour, en définitive… Perso, je ne le ferai que si c’est obligatoire pour des motifs raisonnables, donc pour voyager dans d’autres pays, ou en d’autres circonstances qui rendent le vaccin absolument indispensable. La raison est simple, et tristement classique : je n’ai pas encore chopé le COVID, donc il n’a toujours pas l’air complètement réel pour moi (pour tout vous dire, je conjugue même encore le mot au masculin). J’ai bien le témoignage de personnes qui l’ont eu, notamment des clients, des proches, des personnes de ma famille, mais ça ne me suffit pas pour intégrer cette réalité, et quelque part, c’est humain. Dès que je choperai ce truc, la réalité me tombera dessus, je vais en chier pendant des semaines, ça va m’empêcher de travailler (et pour un intérimaire, c’est pas recommandé), et après quelques semaines complètement crevantes, je vais avoir la désagréable surprise de constater que je me rétablis beaucoup trop lentement. Et là, j’aurai probablement super-envie de me faire vacciner, effets secondaires inconnus ou non. Comme tous les autres cons qui ont l’impression qu’on a le luxe d’avoir une opinion sur le sujet…

Bon, c’est pas le tout, mais il faut que je gagne un peu d’argent pour financer mes livres, dont les versions imprimées sont dispos exclusivement sur Amazon (je commande régulièrement de petits stocks de mes livres sur Amazon à prix Auteur pour les vendre en festival). Je suis donc devenu Partenaire Amazon. Chaque fois que vous cliquez sur un lien vers un livre présenté dans mes galeries, si vous l’achetez, Amazon me file un peu de blé.

Comme je n’ai pas trop envie de vous vendre n’importe quoi, j’ai pris l’habitude de ne vous présenter que des produits que j’apprécie, et qui en plus, n’intéresseront pas tout le monde. Comme quoi, je m’y prends un peu comme avec la création des mes livres : je choisis un créneau de niche, je ne fais aucune publicité et je m’étonne ensuite de ne pas vendre grand chose. Je suis incorrigible.

Aujourd’hui, puisqu’on est sur le sujet des Amazones et de Wonder Woman, c’est le tour d’Absolute Wonder Woman: Gods and Mortals par George Pérez. DC s’intéresse enfin un peu plus aux eighties avec ses Absolute Editions, et j’espère bien que ce ne sera pas la dernière fois !

Pour rappel, les versions Absolute DC représentent le haut du panier pour les collectionneurs de versions originales DC, le format est largement plus grand que l’original, la qualité est toujours au rendez-vous, et ils font un excellent cadeau.

Je vous laisse donc avec cette nouvelle galerie pour les amateurs de comics anglophones. Comme d’habitude, cliquez sur chaque image pour accéder à la fiche Amazon du livre correspondant.

A propos Eric Peyron

Eric Peyron n'est un Expert en Rien. Après trois années de Fac dont deux redoublements, Peyron a commencé les petits boulots en intérim pour gagner un peu de blé. Heureusement, inconditionnel de comics en version originale (à cause de la censure et des traductions lamentables de la plupart des versions françaises de l'époque), Peyron est rapidement devenu traducteur d'anglais autodidacte pour des magazines informatiques des années 1990-2000, puis pour de nombreuses sociétés de traduction. Suite au refus par ces mêmes sociétés d'accepter une augmentation de ses tarifs en vingt ans, Peyron a fini par revenir à ses premiers boulots au SMIC, qui paradoxalement, vingt ans plus tard, rapportent plus que des traductions techniques… Actuellement, l'Expert en Tout fait donc de la mise en rayon, des inventaires et démonstrations en grande surface, monte et démonte des stands d'animation, donne des flyers aux passants dans la rue, distribue des prospectus dans vos boîtes aux lettres, et remplace des affiches dans les toilettes des bars et restaurants. De jour comme de nuit. Accessoirement, il est aussi auteur de BD en auto-édition, mais ça, vous le savez probablement déjà. Bref, Peyron est un type qui ne comprend absolument rien à rien, comme la plupart des imbéciles qui se baladent régulièrement sur les réseaux sociaux, mais ça va pas l'empêcher de donner son avis !

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