WandaVision

Ah, ça y est, je commence à émerger un peu, mais je suis reparti dans les scénarios de Rage, et je vais bientôt embrayer sur la rédaction du livre dont vous êtes le Héros La Seconde Nuit (tout en majuscules). Et puis faut dire ce qui est, la rédaction d’un blog, c’est un peu comme le sport. Dès qu’on arrête, on a quand même du mal à s’y remettre…

Comme il me reste un peu de temps, à la limite, je peux consacrer un article à heu… alors qui est la célébrité criminelle présumée du jour ? Ah, on dirait que c’est Joss Whedon… Jamais aimé ses dialogues auto-référentiels à la con, de toutes façons… Autant attendre l’éventuel procès pour harcèlement ou l’arrangement amiable probable avant d’en parler… 

L’actrice virée pour ses opinions extrémistes du mois, c’est Gina Carano. Alors j’ai rien compris à ce qu’elle a écrit sur les juifs. J’ai l’impression qu’elle s’imagine que l’antisémitisme est né en 40, que c’était un complot du gouvernement, et que les juifs de 40 étaient persécutés comme heu… comme le parti républicain actuel… Elle a l’air un peu à l’ouest, quand elle écrit, quand même… Elle n’en était pas à son coup d’essai, et normalement, les acteurs et autres artistes comprennent assez vite ce qui va leur arriver à la première alerte. La différence avec les autres, c’est que Gina Carano a continué de délirer sur les réseaux sociaux pendant un bon moment. Virée de Lucasfilm et de Disney+

Bon allez, on va rester soft et parler de WandaVision, tiens, puisque je vais me taper le sixième épisode demain sur Disney+ après le boulot !

Alors les trois premiers épisodes ont presque fait l’unanimité : il ne s’y passe rien. C’est normal. Pour prendre l’exemple du Mandalorien, une autre série à succès (Oui, WandaVision est bien une série à succès. Son succès date d’avant la diffusion du premier épisode, et justifiait une deuxième saison avant meme qu’on ait commencé à regarder la première), pour prendre l’exemple du Mandalorien donc (elle était longue, cette parenthèse…), même quand il y a des longueurs dans un épisode, on a l’impression qu’il s’y passe quelque chose. C’est parce que chaque épisode a été monté comme un épisode hebdomadaire, avec une première partie qui expose les enjeux, une deuxième partie sous forme de quête, et une troisième partie qui résout les conflits. C’est d’ailleurs pour cette raison que, quand tout un épisode a été créé uniquement pour introduire un nouveau personnage ou concept, ça devient vite un peu chiant.

WandaVision, c’est pareil… mais pas tout à fait. Apparemment, l’histoire a bien été décomposée en trois parties. La première partie présente le décor, la deuxième partie (qui se terminera demain) présente l’envers du décor et finira probablement avec la révélation les principaux antagonistes de la série, et la troisième partie présentera le conflit entre les héros et les méchants (dont fera probablement partie la Scarlet Witch, un personnage non utilisé de Fox, que Marvel Movie ne pouvait pas identifier à Wanda sans en détenir les droits. Une deuxième Wanda incarnée par une autre actrice).

C’est pareil, mais c’est différent, parce que… alors je sais vraiment pas pourquoi… WandaVision est une série conçue pour être regardée en continu, comme sur Netflix. Donc, tout a bien été divisé en trois parties, mais chaque partie s’étale sur trois épisodes. Du coup, malheureusement, ça donne le résultat suivant : au premier épisode, on est intrigué et on espère que ça va bouger. Au deuxième, ça bouge toujours pas. Au troisième, on commence à poster n’importe quoi sur les réseaux sociaux, tout énervé. Alors forcément au quatrième on n’y croit plus. Heureusement que la révélation finale du cinquième est venue réveiller tout le monde… Bon pas d’inquiétude, le méchant sera probablement dévoilé à la fin du sixième, et tous les personnages vont s’angoisser et se bagarrer en découvrant des trucs incroyablement cosmiques sur les trois derniers épisodes. Mais c’est vrai que six épisodes pour avoir enfin un antagoniste, à raison d’un épisode par semaine, ça peut paraître un peu long… 

Alors naturellement, à partir du quatrième épisode, Marvel a multiplié les dossiers de presse et commencé à mettre un peu plus de pognon dans la promotion. Le résultat, c’est qu’on a eu tout plein d’articles sur WandaVision, qui se résumaient un peu à cette phrase fabuleuse de George Orwell dans 1984 : Ne partez pas, on vous jure que ça va décoller ! Pas d’articles très critiques bien entendu, juste promotionnels, mais ça, on a l’habitude… Naturellement, les dossiers de presse ont également été repris par les sites de merde habituels, les sites américains conservateurs et libéraux avec leurs sections Comics, Movies, Games, etc. Ce sont ces sites qui emmerderont les geeks avec leurs articles pourris et sensationnalistes pendant les prochaines élections américaines, quand ils auront pris l’habitude de partager leurs posts sur les comics (l’algorithme de facebook publiera automatiquement leurs nouveaux posts sur leur mur, quel qu’en soit le sujet…) Mais bon, maintenant, on commence à les connaître aussi…

Et donc, qu’est-ce que j’en pense de cette fameuse série ?! Hé bien à tous les niveaux, je trouve ça génial ! Dès qu’on a passé les trois premiers épisodes, on comprend que tout est cohérent, que tous les détails ont été mûrement réfléchis à l’avance, et à la fin du cinquième épisode, on a même l’impression que tout peut arriver ! Et ça, c’est juste pour l’histoire ! Au niveau réalisation, lumière, effets spéciaux (le plus souvent invisibles), on regarde tout simplement une superproduction divisée en chapitres ! J’ai regardé toutes les séries Netflix de Marvel, et elles n’arrivent pas à la cheville d’un seul épisode de WandaVision !

C’est juste que bon… si vous voulez vraiment apprécier la série, vaut mieux la regarder en entier, quand elle aura été entièrement diffusée.… Et depuis le cinquième épisode, entre les révélations successives et la multiplication des articles promotionnels, ça risque de pas être possible d’attendre…

Allez, je vous laisse avec ma galerie Marvel, pour décorer l’article :

A propos Eric Peyron

Eric Peyron n'est un Expert en Rien. Après trois années de Fac dont deux redoublements, Peyron a commencé les petits boulots en intérim pour gagner un peu de blé. Heureusement, inconditionnel de comics en version originale (à cause de la censure et des traductions lamentables de la plupart des versions françaises de l'époque), Peyron est rapidement devenu traducteur d'anglais autodidacte pour des magazines informatiques des années 1990-2000, puis pour de nombreuses sociétés de traduction. Suite au refus par ces mêmes sociétés d'accepter une augmentation de ses tarifs en vingt ans, Peyron a fini par revenir à ses premiers boulots au SMIC, qui paradoxalement, vingt ans plus tard, rapportent plus que des traductions techniques… Actuellement, l'Expert en Tout fait donc de la mise en rayon, des inventaires et démonstrations en grande surface, monte et démonte des stands d'animation, donne des flyers aux passants dans la rue, distribue des prospectus dans vos boîtes aux lettres, et remplace des affiches dans les toilettes des bars et restaurants. De jour comme de nuit. Accessoirement, il est aussi auteur de BD en auto-édition, mais ça, vous le savez probablement déjà. Bref, Peyron est un type qui ne comprend absolument rien à rien, comme la plupart des imbéciles qui se baladent régulièrement sur les réseaux sociaux, mais ça va pas l'empêcher de donner son avis !

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